lexique achat or en Suisse
Le rachat d’or possède son propre vocabulaire. Lorsqu’une personne souhaite vendre une bague, une chaîne, des pièces anciennes, un lingot ou des bijoux provenant d’une succession, elle peut rapidement rencontrer des termes comme carat, millième, cours spot, or fin, poinçon, prime, poids net, valeur de fonte ou once troy.
Comprendre ces mots est important, car la valeur d’un objet en or ne dépend pas uniquement de son poids.
Deux bijoux pesant exactement 20 grammes peuvent avoir des valeurs très différentes s’ils ne possèdent pas le même titre. Une pièce ancienne peut également valoir davantage que la quantité d’or qu’elle contient. Un bijou signé peut parfois être plus intéressant comme objet de joaillerie que comme simple métal précieux.
À Genève, où l’or, l’horlogerie, la joaillerie et le commerce des métaux précieux occupent une place importante, disposer de quelques connaissances avant une estimation permet de mieux comprendre la proposition reçue.
Pour une estimation professionnelle, il est notamment possible de consulter la page consacrée au rachat d’or à Genève avec GS & Fils.
Achat d’or
L’achat d’or correspond à l’acquisition par un professionnel d’un objet contenant de l’or.
Le vendeur peut être un particulier, une entreprise ou une personne chargée de gérer des biens provenant d’une succession.
Les objets concernés peuvent notamment être :
- bagues ;
- alliances ;
- chaînes ;
- bracelets ;
- pendentifs ;
- boucles d’oreilles ;
- broches ;
- pièces ;
- lingots ;
- lingotins ;
- montres ;
- médailles ;
- débris d’or ;
- or dentaire ;
- objets anciens.
Dans le langage courant, les expressions « achat d’or » et « rachat d’or » sont généralement utilisées pour parler du même type de transaction.
Acide de test
Des réactifs chimiques peuvent être utilisés pour aider à identifier la nature ou le titre d’un métal précieux.
Le principe consiste généralement à observer la réaction du métal à un produit adapté.
Il existe différents tests selon les titres recherchés.
Le test à l’acide constitue une méthode traditionnelle, mais il doit être réalisé par une personne habituée à interpréter correctement les réactions du métal.
Affinage
L’affinage, également appelé raffinage, désigne les procédés utilisés pour purifier les métaux précieux.
Après la récupération d’objets en or, les différents métaux contenus dans les alliages peuvent être séparés.
L’objectif est d’obtenir un métal d’une pureté beaucoup plus élevée.
Cette étape intervient généralement après la collecte et la fonte des objets qui ne sont pas destinés à être revendus en l’état.
Alliance
Une alliance peut représenter à la fois une valeur sentimentale et une valeur matérielle.
Sa valeur métallique dépend principalement :
- de son poids ;
- de son titre ;
- de sa composition ;
- de la présence éventuelle de pierres.
Certaines alliances anciennes ou signées peuvent également présenter un intérêt supérieur à leur simple valeur de fonte.
Alliage
L’or utilisé en bijouterie est généralement mélangé à d’autres métaux.
Ce mélange constitue un alliage.
L’or pur est relativement malléable. Ajouter d’autres métaux permet notamment d’améliorer la résistance du bijou ou de modifier sa couleur.
La nature de l’alliage explique notamment l’existence de l’or jaune, de l’or rose ou de certaines formes d’or blanc.
La quantité réelle d’or présente dans l’alliage reste l’un des critères essentiels d’une estimation.
Argent et métaux associés
Un lot présenté à un professionnel de l’or peut également contenir d’autres métaux précieux.
Il peut par exemple s’agir d’argent, de platine ou de palladium.
Chaque métal possède sa propre cotation et ses propres caractéristiques.
Il est donc important de ne pas considérer automatiquement tous les objets blancs comme de l’or blanc ou tous les objets jaunes comme de l’or.
Balance
La balance permet de déterminer le poids d’un objet.
La pesée constitue l’une des étapes fondamentales du rachat d’or.
Elle doit cependant être associée à l’analyse du titre.
Peser un bijou sans connaître sa teneur en or ne permet pas de déterminer correctement sa valeur.
Balance homologuée
Dans le cadre d’une transaction commerciale, la fiabilité de la pesée constitue un élément important.
Une balance adaptée à cet usage permet d’obtenir une mesure précise.
Le vendeur devrait pouvoir comprendre le poids retenu dans le calcul de l’estimation.
Bijou ancien
Un bijou ancien peut avoir une valeur supérieure à celle de l’or qu’il contient.
Il peut présenter un intérêt en raison de :
- son époque ;
- son style ;
- sa fabrication ;
- son artisan ;
- sa signature ;
- ses pierres ;
- sa provenance ;
- son état de conservation ;
- sa rareté.
Avant de considérer un bijou ancien uniquement comme de l’or destiné à la fonte, il peut donc être utile de vérifier s’il existe un marché pour l’objet lui-même.
Bijou cassé
Un bijou cassé conserve généralement la valeur du métal précieux qu’il contient.
Une chaîne rompue, une bague déformée ou un bracelet incomplet peuvent donc toujours faire l’objet d’une estimation.
L’état esthétique influence relativement peu la valeur lorsque l’objet est destiné à la récupération du métal.
Bijou dépareillé
Une seule boucle d’oreille ou un élément provenant d’un ensemble incomplet peut toujours contenir de l’or.
Un bijou n’a donc pas besoin d’être complet pour avoir une valeur.
Les lots provenant de successions contiennent régulièrement ce type d’objets.
Bijou signé
Un bijou signé par une maison reconnue peut avoir une valeur de marché différente de celle de son seul métal.
La signature peut être recherchée par les collectionneurs ou les amateurs de joaillerie.
Avant une vente, il est donc utile de vérifier la présence :
- d’une signature ;
- d’un numéro ;
- d’un poinçon de maître ;
- d’un certificat ;
- d’un écrin d’origine.
Bracelet en or
Le bracelet fait partie des bijoux fréquemment présentés lors d’un rachat d’or.
Son poids peut être relativement important.
Il faut toutefois vérifier si certaines parties du bracelet sont réalisées dans un métal différent ou si des pierres doivent être distinguées du poids total.
Carat
Lorsqu’il est utilisé pour l’or, le carat indique la proportion de métal précieux contenue dans un alliage.
L’échelle traditionnelle va jusqu’à 24 carats.
24 carats correspondent théoriquement à de l’or presque pur.
Les principaux titres rencontrés sont notamment :
- 24 carats : environ 999 millièmes ;
- 22 carats : environ 916 millièmes ;
- 18 carats : 750 millièmes ;
- 14 carats : environ 585 millièmes ;
- 9 carats : 375 millièmes.
Le nombre de carats influence directement la quantité d’or fin présente dans un objet.
Carat d’un diamant
Le carat utilisé pour mesurer une pierre précieuse n’a pas la même signification que le carat utilisé pour l’or.
Pour une pierre, le carat est une unité de masse.
Un carat correspond à 0,2 gramme.
Il faut donc toujours distinguer le carat utilisé pour la pureté d’un métal et celui utilisé pour le poids d’une pierre.
Chaîne en or
Une chaîne peut être très légère ou au contraire représenter un poids important.
Son estimation dépend notamment de son poids total, de son titre et de sa composition.
Il peut également arriver que certains fermoirs ou éléments de réparation présentent une composition différente du reste de la chaîne.
Change CHF et cours de l’or
Le cours international de l’or est fréquemment exprimé en dollars américains.
Pour une transaction en Suisse, la conversion en francs suisses intervient donc dans l’appréciation de la valeur du métal.
Les variations du taux de change peuvent ainsi influencer la valeur de référence de l’or exprimée en CHF.
Cours de l’or
Le cours de l’or représente la valeur de référence du métal sur les marchés internationaux.
Il évolue constamment.
Son niveau dépend notamment :
- de la demande mondiale ;
- de l’inflation ;
- des taux d’intérêt ;
- des décisions des banques centrales ;
- du contexte géopolitique ;
- de la valeur des principales devises ;
- de la demande industrielle ;
- de la demande des investisseurs.
Le cours constitue une référence importante, mais il ne correspond pas directement au prix payé pour un bijou particulier.
Cours spot
Le cours spot représente le prix de marché de l’or pour une livraison immédiate.
Il sert de référence internationale.
Il est généralement exprimé pour une once troy d’or fin.
Le cours spot permet de comprendre la valeur du métal, mais ne correspond pas automatiquement au montant proposé lors du rachat d’un objet.
Débris d’or
Les débris d’or regroupent les objets ou morceaux d’objets qui ne possèdent plus nécessairement de fonction.
Ils peuvent notamment comprendre :
- morceaux de chaînes ;
- fermoirs ;
- bijoux cassés ;
- éléments de bracelets ;
- boucles d’oreilles isolées ;
- fragments de bagues ;
- chutes de bijouterie.
Même inutilisables, ces objets peuvent conserver leur valeur métallique.
Densité
L’or possède une densité élevée.
La densité peut contribuer à l’identification d’un métal.
Elle doit néanmoins être utilisée comme un indice supplémentaire plutôt que comme une preuve unique.
Un contrôle sérieux peut combiner plusieurs méthodes.
Diamant
Les diamants éventuellement présents sur un bijou doivent être distingués de l’or.
Leur poids ne doit pas être considéré comme du poids d’or.
Selon leur qualité, leur taille, leur couleur, leur pureté et leur intérêt commercial, certaines pierres peuvent également posséder une valeur propre.
Essai du métal
L’essai désigne l’ensemble des méthodes permettant d’identifier ou d’estimer la composition d’un métal.
Il peut s’agir d’une observation des poinçons, d’un test chimique ou d’autres méthodes d’analyse.
L’objectif est de déterminer le plus précisément possible le titre du métal.
Estimation
L’estimation consiste à déterminer la valeur probable d’un objet.
Dans le rachat d’or, une estimation peut notamment tenir compte de :
- la nature de l’objet ;
- son poids ;
- son titre ;
- le cours du métal ;
- la présence de pierres ;
- son état ;
- son ancienneté ;
- sa marque ;
- sa rareté ;
- son intérêt éventuel sur le marché secondaire.
Une bonne estimation ne consiste donc pas toujours simplement à peser un objet.
Fermoir
Le fermoir mérite une attention particulière lors de l’analyse d’un bijou.
Il peut comporter des ressorts ou certains éléments fabriqués dans un métal différent.
Le poids du bijou doit donc parfois être corrigé pour tenir compte de sa composition réelle.
Fonte
La fonte consiste à faire fondre les objets afin de récupérer les métaux qu’ils contiennent.
Les bijoux cassés ou sans intérêt particulier peuvent être destinés à ce type de recyclage.
La fonte ne doit toutefois pas être envisagée automatiquement pour un objet ancien, signé ou rare.
Frais de raffinage
Lorsqu’un métal doit être fondu et purifié, différentes opérations techniques sont nécessaires.
Ces opérations ont un coût.
La différence entre le cours théorique de l’or pur et le prix réellement proposé pour un objet ne doit donc pas être interprétée comme une simple multiplication du poids par le cours spot.
Gramme
Le gramme est l’unité principalement utilisée pour peser les bijoux.
Il est facile de calculer le poids d’or fin théorique à partir du poids et du titre.
Par exemple, un bijou de 10 grammes en or 18 carats contient théoriquement environ 7,5 grammes d’or fin.
Hôtel des ventes
Certains objets anciens, bijoux importants ou pièces de collection peuvent éventuellement être proposés dans le cadre d’une vente spécialisée.
Ce mode de vente peut être pertinent pour certains objets possédant une valeur historique, artistique ou de collection significative.
Pour un simple débris d’or, cette solution est naturellement moins pertinente.
Lingot
Un lingot est une forme standardisée d’or d’investissement.
Il existe différentes tailles.
Un lingot peut notamment être évalué selon :
- son poids ;
- son titre ;
- son fabricant ;
- son état ;
- son certificat ;
- son numéro ;
- son authenticité.
Lingotin
Le lingotin désigne un lingot de petite taille.
Il permet de détenir de l’or physique sous des formats plus accessibles que les gros lingots traditionnels.
Comme pour les lingots, la traçabilité et l’authenticité constituent des éléments importants.
Lot de bijoux
Il est fréquent de présenter plusieurs objets en même temps.
Un lot peut contenir différentes qualités d’or.
Il est préférable de trier les objets en fonction de leur titre plutôt que de calculer une valeur moyenne sur l’ensemble.
Un lot peut par exemple contenir simultanément de l’or 18 carats, 14 carats et 9 carats.
Louis d’or
L’expression « Louis d’or » est parfois utilisée de manière assez générale pour parler d’anciennes pièces françaises en or.
Toutes ces pièces n’ont toutefois pas la même composition, la même rareté ou la même valeur.
Une identification précise est nécessaire avant de les évaluer.
Médaille en or
Les médailles peuvent avoir une valeur liée à leur métal, mais aussi éventuellement à leur origine, leur époque ou leur sujet.
Certaines médailles historiques ou artistiques peuvent présenter un intérêt particulier.
Millième
Le millième permet d’exprimer précisément la proportion d’or dans un alliage.
Un titre de 750 signifie que l’alliage contient théoriquement 750 parts d’or sur 1 000.
Cela correspond à 75 % d’or.
Les titres fréquemment rencontrés comprennent :
999, 916, 750, 585 et 375.
Montre en or
Une montre en or ne devrait généralement pas être évaluée uniquement selon son poids.
La marque, le modèle, le mouvement, l’époque, l’état, les complications et l’originalité de ses composants peuvent influencer fortement sa valeur.
Une montre recherchée peut valoir beaucoup plus que son poids d’or.
Napoléon
Le Napoléon désigne couramment certaines pièces françaises en or, notamment les pièces de 20 francs.
Elles possèdent une valeur métallique liée à leur contenu en or.
Certaines peuvent également avoir un intérêt numismatique.
Numismatique
La numismatique est l’étude et la collection des monnaies.
Une pièce en or peut posséder une valeur supérieure à sa quantité de métal.
Les principaux critères numismatiques comprennent notamment :
- l’année ;
- l’atelier ;
- le tirage ;
- l’état ;
- la rareté ;
- la demande des collectionneurs.
Or 9 carats
L’or 9 carats correspond à 375 millièmes.
Il contient théoriquement 37,5 % d’or.
À poids identique, sa valeur en métal est donc nettement plus faible que celle de l’or 18 carats.
Or 14 carats
L’or 14 carats correspond généralement à environ 585 millièmes.
Il est fréquent dans certains pays et sur de nombreux bijoux importés.
Or 18 carats
L’or 18 carats correspond à 750 millièmes.
Cela signifie que l’alliage contient théoriquement 75 % d’or.
Il s’agit d’un titre particulièrement courant en bijouterie européenne.
Or 22 carats
L’or 22 carats correspond généralement à environ 916 millièmes.
Il est fréquent sur certaines pièces et dans certaines traditions de joaillerie.
Or 24 carats
L’or 24 carats correspond au niveau de pureté le plus élevé couramment évoqué pour l’or.
Il se rapproche de 999 ou 999,9 millièmes.
Ce type d’or est notamment utilisé pour certains lingots.
Or blanc
L’or blanc est un alliage d’or dont la couleur est modifiée par l’ajout d’autres métaux.
Sa valeur dépend principalement de son titre.
Un bijou 18 carats en or blanc contient théoriquement la même proportion d’or qu’un bijou 18 carats en or jaune.
Or dentaire
Certains anciens travaux dentaires peuvent contenir des métaux précieux.
La composition peut être très variable.
Une analyse est généralement nécessaire pour déterminer précisément les métaux récupérables.
Or fin
L’or fin correspond à la quantité réelle d’or pur présente dans un alliage.
Cette notion est essentielle dans le calcul d’une valeur métallique.
Un bijou de 100 grammes en or 18 carats contient théoriquement environ 75 grammes d’or fin.
Or jaune
L’or jaune correspond à un alliage conservant une couleur proche de celle de l’or naturel.
Sa valeur dépend de son titre et de son poids.
Or massif
Un objet en or massif contient de l’or dans toute son épaisseur.
Cela ne signifie pas nécessairement qu’il est composé d’or pur.
Un bijou massif peut par exemple être en or 18 carats.
Or monétaire
L’or monétaire correspond notamment aux pièces destinées à l’investissement ou ayant historiquement servi de monnaie.
Sa valeur dépend de la quantité d’or qu’elles contiennent et parfois de leur intérêt numismatique.
Or plaqué
Le plaqué or est constitué d’un métal de base recouvert d’une couche d’or.
La quantité totale d’or présente est nettement inférieure à celle d’un bijou massif.
Il est donc important de ne pas confondre les deux.
Or recyclé
L’or peut être recyclé à de nombreuses reprises.
Les bijoux cassés ou objets sans intérêt commercial peuvent être fondus, affinés puis réutilisés pour fabriquer de nouveaux produits.
L’or conserve ses propriétés après le raffinage.
Or rose
L’or rose contient généralement une proportion de cuivre plus importante que l’or jaune traditionnel.
La couleur ne détermine pas directement sa valeur.
C’est le titre qui reste déterminant.
Or rouge
L’or rouge correspond également à un alliage contenant une proportion importante de cuivre.
La teinte peut être plus prononcée que celle de l’or rose.
Là encore, le titre du métal reste le critère essentiel.
Or vermeil
Le vermeil correspond à de l’argent recouvert d’or selon certaines normes.
Il ne doit pas être confondu avec de l’or massif.
Lors d’une estimation, il est donc essentiel d’identifier précisément la composition de l’objet.
Once troy
L’once troy est l’unité internationale couramment utilisée pour les métaux précieux.
Une once troy correspond à environ 31,1035 grammes.
Lorsque le cours de l’or est annoncé sur les marchés internationaux, il est fréquemment exprimé par once troy.
Palladium
Le palladium est un métal précieux différent de l’or.
On peut le retrouver dans certains bijoux ou alliages.
Sa valeur doit être déterminée séparément.
Pierre de touche
La pierre de touche est un outil traditionnel utilisé pour tester les métaux précieux.
Une trace du métal est déposée sur une pierre avant application d’un réactif.
La réaction permet d’obtenir une indication sur la composition ou le titre.
Pierre précieuse
Les pierres présentes sur un bijou doivent être distinguées du métal.
Elles peuvent avoir leur propre valeur.
Il est particulièrement important de ne pas considérer le poids d’une pierre comme du poids d’or.
Pièce d’or
Une pièce d’or peut avoir plusieurs composantes de valeur :
- quantité d’or ;
- prime ;
- valeur historique ;
- intérêt numismatique ;
- rareté ;
- état de conservation.
Une pièce ancienne ne devrait donc pas être considérée automatiquement comme un simple morceau d’or.
Pièce suisse en or
La Suisse possède différentes pièces en or connues des collectionneurs et investisseurs.
Certaines apparaissent fréquemment dans des successions.
Une identification précise permet de distinguer leur valeur métallique et leur éventuelle valeur numismatique.
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Poinçon
Le poinçon est une marque apposée sur un objet en métal précieux.
Il peut renseigner sur :
- le titre ;
- l’origine ;
- le fabricant ;
- le maître ;
- un organisme de contrôle.
L’interprétation du poinçon dépend toutefois du pays et de l’époque.
Poinçon 750
Un poinçon « 750 » indique généralement un alliage contenant théoriquement 75 % d’or.
Il correspond à de l’or 18 carats.
Poinçon 585
Le poinçon 585 correspond généralement à de l’or 14 carats.
Cela représente environ 58,5 % d’or.
Poinçon 375
Le poinçon 375 correspond généralement à de l’or 9 carats.
Il indique une proportion théorique de 37,5 % d’or.
Poids brut
Le poids brut correspond au poids total d’un objet.
Pour une bague avec pierres, le poids brut comprend le métal et les pierres.
Il ne correspond donc pas nécessairement à la quantité de métal valorisable.
Poids net
Le poids net correspond au poids retenu après exclusion éventuelle des éléments ne faisant pas partie du métal précieux.
Cette distinction est particulièrement importante pour les bijoux sertis ou comportant plusieurs matériaux.
Prime
La prime représente la différence entre la valeur métallique théorique d’une pièce et son prix réel sur le marché.
Une pièce recherchée peut se négocier au-dessus de la valeur de son contenu en or.
Prix au gramme
Le prix au gramme constitue une méthode simple pour exprimer la valeur de l’or.
Il faut toutefois toujours préciser le titre concerné.
Un gramme d’or 18 carats ne possède pas la même quantité d’or fin qu’un gramme d’or 24 carats.
Pureté
La pureté désigne la proportion d’or présente dans un alliage.
Elle peut être exprimée en carats ou en millièmes.
Plus elle est élevée, plus l’objet contient d’or fin à poids identique.
Raffinage
Le raffinage permet de purifier les métaux précieux.
Il intervient généralement après la fonte.
Il permet de séparer l’or des autres métaux constituant l’alliage.
Rachat d’or
Le rachat d’or désigne la transaction par laquelle un professionnel achète des objets contenant de l’or.
La procédure peut comprendre :
- identification ;
- contrôle ;
- pesée ;
- détermination du titre ;
- estimation ;
- proposition de prix.
Le propriétaire peut ensuite décider d’accepter ou non l’offre.
Recyclage de l’or
L’or récupéré dans des bijoux anciens ou cassés peut être recyclé.
Après la fonte et le raffinage, il peut être réintroduit dans différents circuits de production.
Le recyclage constitue une part importante du marché mondial de l’or.
Sertissage
Le sertissage correspond à la manière dont une pierre est fixée sur un bijou.
Lors du rachat, la présence de pierres doit être identifiée afin de distinguer correctement leur poids de celui du métal.
Succession
Une succession peut contenir de nombreux objets nécessitant une estimation.
Il peut s’agir de :
- bijoux ;
- montres ;
- pièces ;
- lingots ;
- médailles ;
- argenterie ;
- objets anciens.
Il est généralement préférable d’effectuer un inventaire avant la vente.
Certains objets peuvent présenter une valeur supérieure à leur poids de métal.
Test de l’or
Plusieurs méthodes permettent de vérifier un objet.
L’examen peut comprendre :
- observation des poinçons ;
- contrôle visuel ;
- pesée ;
- test sur pierre ;
- analyse de densité ;
- méthodes instrumentales.
Le but est de déterminer aussi précisément que possible la nature et le titre du métal.
Titre
Le titre indique la proportion d’or pur présente dans un alliage.
Un titre de 750 correspond par exemple à 75 % d’or.
Le titre constitue l’un des principaux éléments du calcul de la valeur.
Valeur de collection
La valeur de collection correspond au prix potentiel d’un objet recherché indépendamment de son seul contenu en métal.
Elle peut concerner :
- pièces rares ;
- bijoux anciens ;
- montres ;
- médailles ;
- objets historiques.
Valeur de fonte
La valeur de fonte correspond à la valeur du métal récupérable après transformation de l’objet.
Elle est particulièrement importante pour les bijoux cassés ou sans intérêt commercial particulier.
Valeur intrinsèque
La valeur intrinsèque correspond à la valeur de la matière contenue dans l’objet.
Pour une pièce en or, elle correspond principalement à la quantité d’or fin multipliée par sa valeur de marché.
Valeur numismatique
La valeur numismatique correspond à la valeur d’une monnaie sur le marché des collectionneurs.
Elle peut être différente de sa valeur métallique.
Une pièce rare peut ainsi se négocier nettement au-dessus de son contenu en or.
Vreneli
Le Vreneli est une pièce d’or suisse particulièrement connue.
Il peut notamment apparaître dans des collections familiales ou des successions.
Son année, son état et son type peuvent influencer sa valeur.
Il est donc préférable de l’identifier avant de le considérer comme du simple or à fondre.
Comment comprendre concrètement le calcul d’un rachat d’or ?
Le principe peut être simplifié en trois étapes.
Il faut d’abord connaître le poids réel du métal.
Ensuite, il faut déterminer son titre.
Enfin, il faut convertir ce poids en quantité d’or fin.
Prenons une chaîne de 40 grammes en or 18 carats.
L’or 18 carats correspond théoriquement à 75 % d’or.
40 × 0,75 = 30 grammes d’or fin.
La chaîne contient donc théoriquement environ 30 grammes d’or pur.
Prenons maintenant une chaîne du même poids en or 14 carats.
40 × 0,585 = 23,4 grammes d’or fin.
La différence est donc importante.
Deux bijoux de même poids peuvent ainsi avoir une valeur très différente.
Pourquoi le prix affiché de l’or n’est-il pas le prix payé pour un bijou ?
C’est une confusion fréquente.
Le cours international correspond généralement au prix de l’or pur.
Un bijou n’est toutefois pas nécessairement constitué d’or pur.
Il peut être en 18 carats, 14 carats ou 9 carats.
Il peut également contenir :
- pierres ;
- ressorts ;
- fermoirs ;
- éléments en acier ;
- autres métaux.
Il faut ensuite tenir compte des opérations nécessaires pour récupérer et raffiner le métal.
Le prix final proposé pour un bijou est donc différent du cours théorique d’un gramme d’or pur.
Faut-il enlever les pierres avant de vendre un bijou ?
Il n’est généralement pas nécessaire de démonter soi-même un bijou avant une estimation.
Une intervention maladroite pourrait endommager l’objet ou une pierre.
Le professionnel peut déterminer comment prendre en compte les différents composants.
Pour certains bijoux, la pierre peut elle-même posséder une valeur.
Un bijou cassé vaut-il moins cher ?
Cela dépend de la manière dont il est valorisé.
Si sa valeur repose essentiellement sur le métal, une chaîne cassée peut conserver quasiment la même quantité d’or qu’une chaîne intacte.
En revanche, si le bijou possède une valeur de marque, de collection ou de joaillerie, son état devient beaucoup plus important.
Les vieux bijoux ont-ils forcément plus de valeur ?
Non.
L’âge ne suffit pas à créer de la valeur.
Un bijou ancien peut être rare et recherché, mais il peut également ne présenter qu’une valeur métallique.
Il faut notamment examiner :
- son époque ;
- sa qualité ;
- son fabricant ;
- sa signature ;
- ses pierres ;
- son état ;
- sa rareté.
Une montre en or doit-elle être vendue au poids ?
Pas nécessairement.
Pour une montre, la valeur du mécanisme, de la marque et du modèle peut être largement supérieure à celle du métal.
Une montre en or doit donc idéalement être considérée comme un objet horloger avant d’être considérée comme une quantité d’or.
Une pièce d’or doit-elle être vendue au poids ?
Pas toujours.
Une pièce d’investissement très courante peut avoir une valeur proche de sa valeur métallique augmentée d’une prime.
Une pièce rare peut en revanche présenter un intérêt numismatique beaucoup plus important.
Il faut donc identifier la pièce avant de la vendre.
Quels documents conserver ?
Avant une estimation, il est utile de conserver tous les documents disponibles :
- facture ;
- certificat ;
- garantie ;
- écrin ;
- certificat de lingot ;
- expertise ancienne ;
- inventaire de succession ;
- document d’authenticité.
Même lorsqu’ils ne sont pas indispensables, ces documents peuvent faciliter l’identification de certains objets.
Comment préparer un lot provenant d’une succession ?
Il est préférable de ne pas jeter ou trier trop rapidement les objets.
Une boîte contenant de vieux bijoux peut inclure :
- or ;
- argent ;
- platine ;
- bijoux fantaisie ;
- pierres ;
- montres ;
- pièces de monnaie.
Certains objets apparemment ordinaires peuvent présenter un intérêt particulier.
Il est donc souvent préférable de faire examiner l’ensemble avant de décider ce qui doit être vendu ou conservé.
Quelles questions poser lors d’une estimation à Genève ?
Un vendeur peut poser quelques questions très simples.
Quel est le titre identifié ?
Cela permet de savoir si l’objet est par exemple en 18 carats, 14 carats ou 9 carats.
Quel poids retenez-vous ?
Cette question permet de comprendre si des pierres ou composants non précieux ont été retirés du calcul.
Combien d’or fin contient mon objet ?
Cela permet de relier directement le poids du bijou à sa teneur réelle en or.
Quelle référence de cours utilisez-vous ?
Le vendeur peut ainsi mieux comprendre la logique de l’estimation.
Cet objet possède-t-il une valeur supérieure à son poids d’or ?
Cette question est particulièrement pertinente pour les pièces, montres et bijoux signés.
Les principales erreurs à éviter avant de vendre son or
La première erreur consiste à regarder uniquement le poids.
La deuxième consiste à ignorer le titre.
La troisième consiste à vendre une pièce rare uniquement pour son métal.
La quatrième consiste à considérer une montre en or comme un simple débris métallique.
La cinquième consiste à nettoyer agressivement une pièce ou un bijou ancien.
Un nettoyage inadapté peut parfois altérer l’état d’un objet recherché par les collectionneurs.
La sixième erreur consiste à séparer ou jeter des documents d’origine.
Certificats, boîtes et factures peuvent parfois contribuer à l’identification ou à la valeur.
À retenir avant un rachat d’or à Genève
La valeur d’un objet en or dépend rarement d’un seul critère.
Le poids constitue le point de départ.
Le titre permet ensuite de connaître la quantité réelle d’or.
Mais il faut également tenir compte de la nature de l’objet.
Un débris de chaîne, un Vreneli, une montre ancienne et une bague signée ne devraient pas être évalués exactement de la même manière.
Avant de vendre, trois notions sont particulièrement importantes :
le poids, qui indique la masse de l’objet ;
le titre, qui indique la proportion d’or ;
la valeur de l’objet, qui peut parfois dépasser la simple valeur du métal.
Comprendre ce vocabulaire permet donc de suivre beaucoup plus facilement une estimation et de prendre une décision avec davantage d’informations.
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